module 3 pour la Preparation a l'examen du SSIAP1

CLIQUER SUR LE LIEN DU MODULE 3 POUR OUVRIR LE FICHIER PDF.
 
 
Module 3
Installations techniques
 
 
Source normale : raccordement au réseau électrique de distribution publique (TGBT - TGHT). 
Source de remplacement : source délivrant l’énergie électrique permettant de poursuivre tout ou partie de l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de la source normale. 
Source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels concourants à la sécurité en cas de défaillance de la source normal/remplacement. 
Exemple : groupes électrogènes (GE). 
Temps de commutation : intervalle de temps entre le moment où apparaît une défaillance de l’alimentation normale et le moment où la tension est disponible aux bornes de la source de sécurité. 
Alimentation électrique de sécurité (AES) : fournit l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des installations de sécurité afin de leur permettre d’assurer leur fonction, aussi bien en marche normale qu’en marche en sécurité. 
Exemple : des batteries d’accumulateurs ou des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (pour l’éclairage). 
 
INSTALLATIONS DE SECURITE 
Les installations de sécurité doivent être mises ou maintenues en service pour assurer l’évacuation du public et faciliter l’intervention des secours :
- L’éclairage de sécurité
- Le désenfumage
- Les installations du SSI
- Les ascenseurs à utiliser en cas d’incendie
- Les secours en eau (sur presseurs, pompes, compresseurs d’air, etc.)
- Tout équipement de sécurité spécifique à l’établissement
- Les moyens de communication destinés à donner l’alerte
Les installations de sécurité doivent être alimentées par une Alimentation Electrique de Sécurité.
 Elle doit être suffisante pour alimenter la totalité des installations de sécurité pendant 1h00 minimum.
 Les dispositifs constituant une AES sont les groupes électrogènes et les batteries d’accumulateurs. 
 
Les câbles des installations de sécurité doivent être différents des câbles des installations normal/remplacement. Depuis la source de sécurité jusqu’aux appareils terminaux, ils doivent être de catégorie CR1 (reconnaissable grâce à leur gaine orange). 
 
 
 
 
DEFAILLANCE DE LA SOURCE NORMALE 
 
En cas de défaillance de la source normale, la poursuite de l’exploitation est autorisée si :
1 - Une source de remplacement fonctionne.
2 - L’éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant et les mesures de sauvegarde propre à assurer la sécurité du public sont respectées. 
L’éventuelle défaillance de la source de remplacement doit entraîner le fonctionnement de l’éclairage de sécurité. 
 
 
LOCAUX DE SERVICES ELECTRIQUES 
Ces locaux ont un accès réservé aux personnes qualifiées, ils doivent être identifiés et facile à atteindre par les services de secours.
Selon la nature du matériel présent (risques normaux, particuliers moyens ou particuliers importants) ils doivent répondre à des caractéristiques précises en termes d’isolement, de réaction et de résistance au feu. 
Par exemple : le local qui accueil les batteries d’accumulateurs doit avoir des parois verticales et des plancher-hauts CF1h ainsi que des portes CF1/2h. 
 
Des blocs autonomes portables d’intervention (BAPI) sont présents dans les locaux en tant qu’éclairage de sécurité (lampes portatives avec batteries). 
 
 
 
 
 
 
Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de produire de l'électricité.
La plupart des groupes sont constitués d'un moteur thermique qui actionne un alternateur. Leur taille et leur poids peuvent varier de quelques kilogrammes à plusieurs dizaines de tonnes. La puissance d'un groupe électrogène s'exprime en VA (voltampère), kVA (kilo voltampère) ou MVA (méga voltampère) selon la puissance. Les unités les plus puissantes sont mues par des turbines à gaz ou de gros moteurs Diesel. 
Ils sont installés dans des locaux de service électriques, largement ventilés sur l’extérieur. 
Le combustible utilisé est généralement liquide, auquel cas une zone de rétention doit exister ainsi qu’un dispositif de coupure rapide de l’alimentation en combustible à l’extérieur du local. De plus, la présence de 100L de sable, d’une pelle et d’extincteurs pour feu de classe B est requise à proximité de la porte. La quantité de combustible autorisé dans la salle des moteurs est limitée à 500L. Les gaz de combustion doivent être évacués directement sur l’extérieur. 
 
 
 
COUPURES D'URGENCES 
 Le ou les dispositifs de mise hors tension générale de l’établissement doivent être inaccessibles au public, faciles à atteindrepar les services de secours. 
 Ils ne doivent en aucun cas couper l’alimentation des installations de sécurité. 
 L’énergie du groupe électrogène peut être coupée par l’intermédiaire d’une vanne police.
 
 
 
 
 
 
 
INSTALLATIONS DE SECURITE 
Les installations doivent être entretenues et maintenues en bon état de fonctionnement. Les défectuosités et les défauts d’isolement doivent être réparés dès leur constatation. 
Pour les établissements de 1° et 2° catégorie : une personne qualifiée doit être présente pendant l’ouverture au public, afin d’assurer l’exploitation et l’entretien quotidien. 
Les vérifications techniques sont annuelles et les interventions sont consignées dans un registre d’entretien tenu à disposition de la commission de sécurité. 
GROUPES ELECTROGENES 
 
 
 
Ascenseur : appareil aménagé en vue de transporter des personnes.
Monte-charge : appareil aménagé en vue du transport de charges et rendu inaccessible aux personnes par leurs dimensions et leurs constructions.
Monte-charge accompagné : appareil aménagé en vue du transport de charges mais dans lequel des personnes peuvent prendre place. 
 
 
REACTION ET RESISTANCE AU FEU
Tous les ascenseurs doivent être protégés (encloisonnés ou à l’air libre) avec des parois de degré coupe feu du même degré que la stabilité au feu exigé pour la structure du bâtiment. 
 
CLASSEMENT DU LOCAL
Les locaux des machines d’ascenseur doivent répondre aux dispositions des locaux à risque moyens. 
 
ACCESSIBILITE
Toutes les portes palières doivent déboucher dans les parties communes et être accessibles par un autre moyen que l’appareil lui-même. 
 
Les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés circulant en fauteuil roulant doivent :
1 - Être dans des gaines protégées.
2 - Avoir un accès à chaque niveau au travers d’un local refuge (sorte d'espace d'attente sécurisé).
 
Ce local refuge (ou local d’attente) doit posséder plusieurs caractéristiques :
 
o Etre d’une superficie suffisante pour accueillir tous les handicapés susceptibles de fréquenter le niveau.
o Réaction au feu 311.
o Local et dégagements y conduisant désenfumés.
o Présence d’un éclairage de sécurité d’ambiance.
o Distance à parcourir pour atteindre le local : 40m si plusieurs cheminements, 30m sinon.
o Equipé d’un système de communication avec le PCS.
o Présence d’une Alimentation Electrique de Sécurité (AES).
o Des consignes d’utilisation des ascenseurs et des locaux d’attente affichés à tous les niveaux.
 
 
VERIFICATION
 
Une vérification technique a lieu tous les six mois par des entreprises agréées. Ils sont entièrement vérifiés tous les 5 ans. Ils font l’objet d’un rapport d’activité annuel et d’un carnet d’entretien. 
 
L’exploitant doit prendre, dès la constatation d'un défaut de fonctionnement de l'appareil compromettant la sécurité des usagers, toutes mesures pour assurer celle-ci (mise à l'arrêt de l'appareil, condamnation d'une porte au verrouillage défectueux, etc.). L'arrêt partiel ou total du service doit être porté à la connaissance du public par des pancartes et une signalisation placée bien en évidence à chaque accès intéressé. 
 
 
DISPOSITIFS DE SECOURS
 
Un moyen efficace doit permettre de donner l’alarme, généralement on utilise un interphone. 
Les ascenseurs de plus de 8 personnes doivent être équipés d’une trappe de secours et d’une échelle métallique. Si dans une même gaine on trouve plusieurs de ces ascenseurs, une porte latérale de secours doit être installée. 
Selon les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP, un ou plusieurs ascenseurs doivent être équipés du Dispositif d’Appel Prioritaire (DAP) pour les sapeurs-pompiers. 
Les ascenseurs sont équipés de dispositifs de protection tels que réducteur de vitesse, système parachute, porte palière avec sécurité anti-pincement. 
 
 
 
                                                   Une machinerie d'ascenseur
 
 
 
 
 
Dégager des personnes bloquées dans un ascenseur est une mission qui incombe au service de sécurité incendie. Des consignes propres à chaque site existent.
CONDUITE A TENIR (à réaliser avec 2 agents) :
 
Réception de l’alarme (prendre les diverses clés et une lampe).
 Information des occupants.
Vérification du niveau de blocage de la cabine par l’intermédiaire des portes palières (agir avec prudence lors du déverrouillage, refermer après l’action, ne pas laisser les clés sur les portes), s’assurer du nombre de personnes bloquées et demander aux occupants de ne pas sortir de la cabine sans autorisation. 
Couper l’alimentation électrique.
Utiliser la méthode adaptée : mise à niveau manuelle / évacuation par le palier supérieur.
Evacuer les occupants et refermer les portes.
Condamner l’accès à l’ascenseur à chaque niveau.
Appeler le service de dépannage et consigner l’anomalie sur la main courante.
 
 
 
 
 
 
Le système de sécurité incendie (SSI) d’un établissement est constitué de l’ensemble des matériels servant à collecter toutes les informations/ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité de celui-ci. Dans sa forme la plus complexe il se compose d’un SDI et d’un SMSI. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il existe 5 catégories de Systèmes de Sécurité Incendie, du plus complexe au plus simple : 
A > B > C > D > E 
Le SSI de catégorie A est le seul à posséder un Système de Détection Incendie avec des Détecteurs Automatiques d’Incendie. Dès l’instant où des locaux à sommeil sont installés dans l’ERP, un SSI de catégorie A est obligatoire. 
 Ce sont les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP qui précisent la catégorie du SSI à installer.
 
 
 
 
 
 
Le système de détection incendie (quand il existe) collecte les informations à partir des DAI et des DM et les affiche sur l’ECS. 
Le système de mise en sécurité incendie traite ces informations par l’intermédiaire du CMSI et agit en fonction grâce aux DAS. 
SDI : collecte
CMSI : traite
DAS : agit 
 
SSI de catégorie A en type R
 
 
 
 
SSI de catégorie A d’un IGH de la défense
 
 
 
 
 
 
 
Le D.A.D est utilisé lorsque l’on ne dispose pas de détection. Il permet de surveiller un local par exemple et de faire fonctionner localement un ou plusieurs D.A.S de la fonction compartimentage. 
 
C’est en quelque sorte un « mini SSI » présent à l’échelle d’une pièce ou d’un espace. 
 
 
 
 
 
 
 
Il existe plusieurs types de détecteurs automatiques d’incendie :
 
1 - Les détecteurs optiques de fumée ou de flamme : une cellule photoélectrique déclenche le détecteur au passage de la fumée ou d’une flamme.
 
2 - Les détecteurs thermiques : 
 
- Thermostatique : le détecteur se déclenche à partir d’une certaine température
- Thermo-différentiel : le détecteur se déclenche lors d’une différence de température entre deux ambiances normalement égales
- Thermo vélocimétrique : le détecteur se déclenche lors d’une vitesse anormale d’élévation de la température. 
 
3 - Les détecteurs ioniques : le détecteur se déclenche lors de la présence de gaz de combustion. Considérés comme radioactif ils sont retirés de la circulation.
 
 
 
 
L’ALARME GENERALE : 
C’est un signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants d’avoir à évacuer les lieux. 
L’alarme générale peut être immédiate ou temporisée, auquel cas elle se déclenche entre 0 et 5 minutes. 
 
L'ALARME GENERALE SELECTIVE : 
C’est une alarme générale limitée à l’information de certaine catégorie de personnel, selon les dispositions prévues pour certains ERP (U et J généralement). 
Ce signal doit être différent de l’alarme générale et passe généralement par un boîtier report d’alarme.
L’ALARME RESTREINTE : 
C’est un signal sonore et visuel distinct de l’alarme générale qui a pour but d’avertir le poste de sécurité de l’existence d’un sinistre et de sa localisation. 
Le déclenchement de l’alarme restreinte donne lieu à une levée de doute afin de déterminer si celui-ci est le fait d’un déclenchement intempestif ou d’un sinistre réel.
 
L’alarme restreinte précède généralement l’alarme générale.
 
Il existe 5 types de systèmes d’alarme, les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP définissent lesquels doivent être installés (en fonction du SSI) :
1 > 2a > 2b > 3 > 4
Un SSI de catégorie A est obligatoirement équipé d’un système d’alarme de type 1 
 
 
 
 
 
Alarme de type 4
 
 
 
 
 
 
Le rôle de L’Unité de Signalisation est de donner une visualisation globale de l’état du CMSI afin d’en permettre la conduite et l’exploitation (défaut d’alimentation du système, dérangement, déclenchement d’alarme, etc.). 
→ L’Unité de Signalisation (US) permet de visualiser la position des DAS  , elle affiche des informations synthétisées par fonction : compartimentage, désenfumage, etc. 
 
Sur le CMSI, un voyant de signalisation existe pour l’alimentation de sécurité :
- Si une des deux sources d’alimentation fonctionne : le voyant est vert fixe. 
- Si il y à un défaut de la source normale : le voyant est jaune / orange fixe avec « défaut source normale ».
- Si il y à un défaut de la source de sécurité : le voyant est jaune / orange fixe avec « défaut batterie ».
Concernant les Dispositifs Actionnés de Sécurité (DAS), le tableau suivant répertorie la signification des voyants associés :
 
 
 
 
 
 
 
Dispositif commandé qui par un changement d’état participe directement et localement à la mise en sécurité d’un bâtiment.
 
DAS de compartimentage :
Clapets
Portes coupe-feu
DAS d’évacuation des personnes :
Dispositif de verrouillage électromagnétique des issues de secours
Non stop ascenseur
Diffuseurs sonores
 
 
DAS de désenfumage :
 
Volets de désenfumage
Volets de transfert
Exutoires de désenfumage
Ouvrant de désenfumage
Coffret de relayage pour ventilateur de désenfumage
 
DAS d’extinction automatique :
CO², mousse, FM200, etc.
 
DAS de mise à l’arrêt de certaines installations techniques :
Climatisation, installation à gaz, etc.
 
 
 
Un ERP est découpé en matière de sécurité incendie, en plusieurs volumes, correspondant selon le cas à un local, un niveau, une cage d’escalier, un canton, un secteur ou un compartiment. 
A un ou plusieurs de ces volumes voire à l’ensemble du bâtiment, peuvent correspondre des zones :
→ Zones de détection
→ Zones de mise en sécurité
→ Zones de diffusion d’alarme
→ Zone de compartimentage
→ Zone de désenfumage
Ces zones n’ont pas nécessairement les mêmes limites géographiques. 
 
Zones de Détection - Z.D :
 
La zone est surveillée par un ensemble de détecteurs automatiques d’incendie et/ou de déclencheurs manuels, auxquels correspond une signalisation commune sur l’écran de contrôle et de signalisation (ECS) du SDI. 
On distingue donc les Zones de Détection Automatique (ZDA) et les Zones de Détection par Déclencheurs Manuels(ZDM). 
Chaque Z.D. doit pouvoir être rapidement inspectée lors d’une levée de doute.
Zone de mise en Sécurité - Z.S :
C’est une zone qui peut être mise entièrement en sécurité par le SMSI, par l’action des DAS.
Une ZS peut correspondre à deux fonctions différentes, la Zone de Compartimentage (ZC) et la Zone de Désenfumage (ZF). 
 
Zone de diffusion d’Alarme - Z.A : 
C’est une zone délimitée où l’alarme sonore sera entendue par les occupants. En principe il n’existe qu’une seule zone d’alarme : le bâtiment. 
Il peut arriver, dans un bâtiment d’espace très important, qu’il soit découpé en plusieurs zones d’alarmes.
Zone de Compartimentage – Z.C :
Zone dans laquelle la fonction compartimentage est assurée, elle constitue une Zone de mise en Sécurité (ZS). 
Zone de Désenfumage – ZF :
Zone dans laquelle la fonction désenfumage est assurée, elle constitue une Zone de mise en Sécurité (ZS).
 
PRINCIPE D’ORGANISATION DES ZONES DE MISE EN SECURITE
 
La zone d’alarme englobe toujours la zone de compartimentage qui englobe elle-même la zone de désenfumage.
 
ZA ≥ ZC ≥ ZF
 
 
 
PRINCIPE D’ORGANISATION DES ZONES DE DETECTION
 
La zone de Désenfumage englobe toujours la Zone de Détection Automatique et la Zone de Détection par Déclencheurs Manuels.
ZF ≥ ZDA
ZF ≥ ZDM
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Selon le matériel installé, le changement de niveaux d’accès sur un SSI se fait par l’intermédiaire d’une clé ou d’un mot de passe. 
Pour des raisons d’exploitation il arrive fréquemment, selon les sites, que le chef du service de sécurité incendie (SSIAP3) délègue l’accès au niveau 2 à ces chefs d’équipes (SSIAP2). 
L’installation doit être réalisée par des entreprises dûment qualifiées.
Un contrat d’entretien avec un installateur qualifié doit exister.
Le contrat, les notices d’entretien et de fonctionnement doivent être annexés au registre de sécurité
 
 
 
LE SSI DOIT ETRE VERIFIE :
Tous les jours :
→ Vérification des voyants de l’US et du CMSI
→ Vérification de l’état des alimentations de sécurité
→ Contrôle de l’état du TS (ECS) du SDI
→ Contrôle du bon état des dispositifs d’accès niveau 0
Tous les mois :
→ Essai de déverrouillage des issues de secours
Tous les trois mois :
→ Essai du compartimentage
→ Essai des coffrets de relayage
→ Essai de l’éclairage de sécurité, du non stop ascenseur
Tous les six mois :
→ Essai du CMSI
→ Essai des DAS
→ Essai des DAI et DM
→ Essai des dispositifs de commande (DCM, DCMR, DAC)
→ Essai de l’équipement d’alarme
 
Annuellement :
→ Visite de contrôle du SSI par une entreprise agrée